Tacot

2015 Tacot nostalgie

Gare de Rémalard Bellou abandonnée

"Dès le 1 juillet 1953, c'en avait été fini de mon tacot pour les voyageurs. Comme le plus souvent, l'arrêt du trafic voyageurs serait suivi de l'arrêt du trafic marchandises et par conséquent de l'abandon de cette portion de ligne et de ses équipements au début des années soixante-dix.

Pour atteindre Rémalard, il nous faudrait dorénavant poursuivre sur la «grande ligne» jusqu'à Nogent le Rotrou puis prendre l'autocar assurant la liaison avec Rémalard.

Quelque temps plus tard, mes parents achèteraient une voiture, mettant un terme aux pérégrinations ferroviaires de Paris à la Basse Normandie (Nogent, Cherbourg ou Caen). N'utilisant plus le train durant une douzaine d'années, je passerais ainsi sans transition de l'ère de la prédominance de la traction-vapeur à celle de sa quasi-disparition."

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Train betteravier ligne de Pithiviers à Toury

"Dans le Loiret, à Pithiviers, le tacot à destination de Toury dans la Beauce qui servait à acheminer des cargaisons de betteraves à la sucrerie avait été supplanté le 31 décembre 1964 par des véhicules routiers, tracteurs et camions bien entendu mais aussi, suprême abaissement, par des charrettes attelées à des chevaux ainsi qu'en témoigne un film amateur tourné en 1960. Quinze mois plus tard, grâce à des passionnés, ce tacot reprenait du service sur un tronçon de trois kilomètres et demi tandis que la gare désaffectée de Pithiviers se présentait dorénavant sous l'appellation prometteuse de «musée des transports».

Ce tacot sur voie très étroite (0,6m), longeait la route départementale sur un parcours presque intégralement rectiligne dans un décor de morne plaine. La démonstration allait dans ce contexte être faite que le seul attrait pour le matériel roulant pouvait susciter l'engouement d'un large public."

"Un peu partout en France, des trains de plaisir d'un nouveau genre apparurent avec le même succès. Ils étaient désormais les seuls à recourir à la traction à vapeur, encore certains se contentaient-ils en toutes circonstances de locomotives diesel."


Le train jaune

"En ce début 2015, des petites lignes régulières présentant souvent un intérêt touristique – mais pas seulement – demeurent encore en fonctionnement. Toutes ont évidemment abandonné la vapeur. Ainsi en est-il du train jaune dans les Pyrénées (à traction électrique par rail au sol depuis son origine) et du train des Pignes de Digne à Nice (converti au diesel dès 1935)."

A côté du conducteur du train des Pignes
Dans le train des Pignes (2013)

"A la «belle saison», sur une portion de cette ligne du train des Pignes, on peut joindre la traction à vapeur à la somptuosité des sites traversés. Toutefois, compte tenu de la vulnérabilité des infrastructures (tunnels, ponts, inondations, chute de pierres, effondrements …) et par conséquent des coûts de fonctionnement, la pérennité de ces lignes est régulièrement questionnée." 

Vapeur sur le trajet du train des Pignes (2013)
Vapeur sur le trajet du train des Pignes (2013)
"Train" touristique de Rouen
"Train" touristique de Rouen

"Cette nostalgie s'exprime aussi dans le centre des villes avec la multiplication des petits trains pour les touristes, lesquels ne manquent jamais de masquer leur tracteur diesel sous la robe d'une locomotive à vapeur.

Bon nombre des voies délaissées retournent progressivement à la nature et deviennent même totalement indiscernables."


"Voie verte" Alençon Condé sur Huisne
"Voie verte" Alençon Condé sur Huisne

"Tel n'est pas le cas de la ligne d'Alençon à Condé sur Huisne qui a échappé à l'abandon pour devenir une voie verte depuis 2010."

 

Photos de la ligne abandonnée de La Loupe à Senonches

 

Voie verte d'Alençon à Condé sur Huisne en VTT,14 9 2014, 13 minutes

Textes entre guillemets extraits de l'Abécédaire d'un baby-boomer

 

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